Les gorges d'Agouti

Publié le par Emilie se balade

Ce jour nous nous arrêtons à Agouti pour planter le bivouac vers midi. Pose déjeuner riz/salade de légume/clémentines avant une petite sieste (on se met vite dans le rythme).

L'après midi (je ne sais pas comment ça à pu arriver mais j'avais oublié mon appareil photo alors merci à Sophie pour ces 4 photos) nous partons à pied dans les gorges du même nom.

 

Après avoir traversé une partie du village, nous longeons de petites parcelles cultivées sur un muret large comme le pied. Dans les rigoles d'irrigation ou le courant est vigoureux, l'eau doit avoisiner la dizaine de degrés, voir moins, surement pas plus.  

Pour éviter à avoir a remonter l'eau, des rigoles détournent l'eau de la rivière parfois plusieurs kilomètres en amont pour arriver au dessus des champs.

Ils sont en général de taille modeste, tout est cultivé à la main, sans aide mécanique.

 

 

 

Nous arrivons naturellement dans le lit de l'oued, commençons par marcher sur les cailloux et enjamber de petits gués puis finir carrément les pieds dans l'eau quand cela ne devient plus possible. Plus ça va et plus les falaises qui nous entourent deviennent hautes et rapprochées. C'est assez spectaculaire.

 

 

 

On rentre sur l'autre berge qui surplombe la rivière, les cultures et le village. On traverse ce dernier ou les rues sont défoncées et le vent frais ne parvient plus à rafraîchir l'atmosphère. On croise quelques chats et des enfants. Les filles jouent à la marelle et les garçons au foot. Nous nous invitons un instant dans leurs jeux de fortune.

Les fillettes poussent le caillou de leur pied (le jeu est un peu différent de chez nous) et les p'tits gars driblent un ballon dégonflé, nous les imitons, instant fugace...

Dans le livre:'Enfants des sables'de Moussa et Ibrahim Ag Assari (que je vous présenterait plus tard), un paragraphe dit:

 

"... En cela l'enseignement du désert est unvisersel: l'enfant à besoin de simplicité afin de donner vie à son imaginaire. Il se lassera vite du robot pour revenir au bout de bois."

 

D'autres enfants très jeunes ceux-ci (moins de 5ans je pense) semblent abandonnés la au milieu des routes en attendant que quelqu'un viennent les chercher. Les gamins ne sont pas surprotégés comme en France, ils sont libres mais du coup aussi livrés à eux-même.

 

  

 

Nous rejoignons le bivouac un peu plus haut dans la vallée en retraversant la rivière, puis ce qui semblerait être un dépotoir tant les sacs plastiques, boites de sardines en conserve et autres détritus jonchent le sol. Arrivés au dessus du village nous avons une belle vue sur l'ensemble de celui-ci, la piste par laquelle nous sommes arrivés, le terrain de foot, le chateau d'eau et le cimetière. Simple 'enclos' parsemé de mini dolmens bien rangés.

 

Dans ce village les habitants ont l'eau au robinet et l'electricté depuis 3 ans. Les poteaux électriques courent désormais dans les vallées.

 

Un dernier thé à la menthe au soleil avant que celui-ci ne se couche derrière la montagne et par la même la température décline.

Du bois a été négocié a des habitants au village et un feu s'improvise au milieu des cailloux qui retiennent la chaleur. Les chaussures mouillées de l'après midi (pas les miennes j'étais en tongs!) en profitent pour sécher.

Les bouquets de thym et d'armoise que l'on y jette donnent une jolie odeur à la soirée.

Dîner de harira, de couscous, fruits au sirop et louisa avant de retourner se blottir à 8 autour du foyer.

 

Le petit renard qui grimpe dans la falaise sera le seul animal sauvage que l'on croisera de la semaine.

 

  

 

C'est fou de voir comment le feu, au même titre que la télévision par exemple peut maintenir autant de gens émerveilles et abrutis. De temps en temps on se retourne pour ce le dos ai aussi le droit à sa part de chauffage et dans ce cas c'est le ciel et les étoiles qui captivent.

Étant donné que la pollution lumineuse est dans cet endroit du monde très faible et que les nuages sont quasiment absents il est très facile d'observer sans se lasser la voie lactée et les étoiles filantes.

 

Dans la tente, forts de l'expérience de la veille nous nous organisons mieux. On met les sacs "au vent" pour qu'ils fassent une barrière naturelle supplémentaire. Cette nuit je n'aurais pas froid et ne me réveillerais pas une seule fois.

 

A+ pour+

Publié dans Itinérances

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