J3 -Vélo et marche

Publié le par Emilie se balade

J3 -Vélo et marche : Nous remontons dans une petite vallée rocheuse où s’accrochent quelques villages. Une petite piste qui longe des cultures nous conduit à la magnifique kasbah de Khot. Arrêt à proximité du village d’Agouti. Dans l’après-midi, départ à la découverte de très belles gorges accessibles uniquement à pied. Bivouac dans la vallée. 10 km de piste, 2 heures de vélo, 3 heures de randonnée à pied. Nuit sous tente.

 

Dans les pays d'Afrique du Nord, une casbah — ou kasbah — désigne une citadelle.

Le terme casbah provient du mot arabe « kasabah » qui signifie « roseau ». Ce matériau était utilisé jadis, pour ses propriétés ergonomiques et économiques, dans la construction des toitures en tant qu'isolant thermique (contre la chaleur, le froid et l'humidité). Se substituant au bois, ce matériau avait connu un usage très large notamment dans les anciennes médinas édifiées généralement en bordure des fleuves ou des cours d'eau où cette plante abondait, à tel point que les ruelles des anciennes médinas étaient couvertes par des toitures en roseau. Actuellement, ce matériau, devenu rare, est remplacé de plus en plus par des plaques de plastique ondulé qui changent l'esthétique des « souikas » (ruelles commerciales traditionnelles) des médinas historiques de Marrakech, Fez, Taroudant, etc.

Par ailleurs, le mot « casbah » a tendance à s'étendre à toutes sortes d'habitations historiques maghrébines à tel enseigne qu'on l'applique aujourd'hui même, à tort, aux « ksours » du sud du Maroc (la celèbre casbah Aït Benhadou par exemple) dont l'appellation authentique est « IGHREM » qui signifie en berbère « logis » ou « habitation ». Quand plusieurs kasbahs forment un village, cela s'appelle un « ksar ». En général, il abrite des populations d'origines fort diverses. Plus on va vers le sud, plus ce mode d'habitat est usuel.

 

Au II ème et IV ème siècle, apparaissent des peuples agriculteurs non nomade dans les vallées de l'oued saharien. Ils introduisent à ce moment les chameaux et les dattiers, entraînant ainsi la naissance d'un groupe humain sédentaire. Un village se forme par le biais du développement de la famille patriarcale, dispersée en petites unités sur des terrains agricoles et des pâturages. Le ksar est donc ce village fortifié, construit en pisé, les habitations sont très serrées et empilées, elles ont des espaces ouverts et des espaces découverts. La casbah maison du maître, domine souvent le ksar. Il arrive cependant que des casbahs fassent irruption sans pour autant que l'on retrouve cette organisation architecturale autour. Dans la vallée du Dadès, dite vallée aux mille casbahs, elles ornent le paysage sur des dizaines de kilomètres.

Les casbahs, sont aujourd'hui, pour un grand nombre d'entre elles en délabrement (59% sont en état de délabrement total), dû à l'évolution des structures communautaires traditionnelles, se manifestant principalement par un fort exode rural et par conséquent un abandon progressif du style architectural traditionnel. Mais quelques initiatives permettent de restaurer ce patrimoine architectural. Depuis 1989, le Ministère des Affaires Culturelles marocain, assisté du PNUD et de l'UNESCO, a créé le Centre de Conservation et de Réhabilitation du Patrimoine Architectural des Zones Atlasique et Subatlasique (CERKAS). Par ailleurs, sous l'impulsion de fonds privés, 8 casbahs ont pu être restaurées à des fins touristiques et offrent un cadre d'exception pour séjourner. Ce secteur attire aujourd'hui de nombreux investisseurs et permettent d'adapter ces témoins des âges aux attentes modernes.

 

A+ pour+

Publié dans Itinérances

Commenter cet article