Douceur de vivre

Publié le par Emilie se balade

Première nuit de bivouac froide. Je pense que ça n'a pas été la plus froide mais c'était la première, pas habitués, pas rodés... Reveil au levé du soleil. Premier petit déjeuné, sous la tente mess. Pain, café et lait en poudre, confiture de fraise et "vache qui rit". On range le bivouac mais au moment de partir c'est le camion qui ne veut pas démarrer. On pensait être seuls dans ce bout de vallée mais un 4*4 avec à bord d'autres touristes français passe et remorque notre véhicule jusqu'à ce que le camion démarre. Entre temps 4 autres voitures tout terrain passent avec à leur bord... devinez, ben oui des français! Comme quoi!

 

 

Pendant ce temps des enfants du village arrivent avec leur vélo pour un p'tit coup de pompe. Une petite demi-heure plus tard, nous retraversons le village en sens inverse, traversons le gué et reprenons la route goudronnée jusqu'à l'autre coté du village. Stop pour remplir les bidons d'eau. On en profite pour se balader dans les petites rues alentours. On croise sur les toits dans leurs grands nids les cigognes venues passer l'hiver au soleil.

 

       

 

On reprend la route pour quelques kilomètres avant de bifurquer sur la gauche sur une piste que je ne trouve pas sur la carte mais magnifique. On commence par traverser ce gué, pas à sec comme le précédent! Les chaussures sont un peu humides, on comprend maintenant mieux pourquoi de temps en temps le camion à du mal à démarrer!

 

 

Vers 10h30, nouveau stop à la casbah de El Hot ou nous sommes accueillis pour un petit déjeuné Berbère (voir message suivant).

 

   

 

Nous commençons à quitter les circuits touristiques et ne croisons plus que des locaux. Les hommes avec les mules. Les femmes qui portent sur leur dos le bois qui servira au feu. Elles sont souvent chargées de fagots de15 à 20kg et peuvent parcourir plusieurs kilomètres sur des terrains escarpés. D'autres sont vers les rivières à laver le linge.

 

                                         

 

Nous traversons plusieurs villages et poursuivons la piste en pente douce jusqu'à Agouti ou nous plantons le bivouac avant midi.

Nous suivons l'oued le long duquel l'eau apporte la vie. La terre tout autour est toujours rouge, caillouteuse, sèche. Au bord de la rivière, les arbres poussent, les cultures d'orge et de luzerne verdissent la vallée.

 

 

Tout semble paisible dans cette vallée, nous avons du croiser un véhicule motorisé (en panne). Le silence règne et les gens prennent le temps, du moins c'est l'impression que l'on a en passant dans cette vallée. Des éclats de rires ou des hommes qui discutent par petits groupes dans les champs, les femmes qui par demi-douzaines arrivent avec leur fardeau, les bruit de l'eau, tout est doux à l'oreille. Il est bon d'avancer au rythme de la nature.

 

A+ pour+

Publié dans Itinérances

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